Le marché canadien de l’habitation se stabilise, et nous avons probablement atteint le plancher pour ce long cycle. Bien qu’il y ait encore certains points faibles, pour lesquels nous ne nous attendons pas à une reprise vigoureuse, les volumes de ventes et les prix à l’échelle nationale semblent avoir touché le fond du creux. Pour le moment, nous avons des ventes stables, de nouvelles inscriptions stables et, par conséquent, des prix stables.
Les ventes de maisons existantes ont augmenté de 0,9 % sur 12 mois en juin et de 0,5 % par rapport au mois précédent, après désaisonnalisation. La combinaison de la demande refoulée et de la baisse graduelle des prix par les vendeurs a stabilisé les volumes de ventes. Bien que les volumes au cours du premier semestre de l’année soient restés modérés (dans la partie inférieure des normes antérieures à la pandémie de COVID-19), ils reflètent un marché qui fonctionne bien. Les nouvelles inscriptions ont reculé de 1,3 % au cours du mois, soit 1,4 % par rapport à l’année dernière, ce qui contribue à maintenir l’équilibre global du marché.
Par conséquent, l’équilibre du marché est presque neutre, le ratio ventes-nouvelles inscriptions à l’échelle nationale s’étant légèrement amélioré pour s’établir à 50,2 %, contre 49,3 % le mois précédent, tandis que l’offre de maisons sur le marché au cours du mois est demeurée inchangée à 4,8, ce qui correspond à la moyenne à long terme.
Le prix de référence national a reculé de 3,4 % par rapport à l’année dernière, mais les baisses se sont stabilisées. Sur une base mensuelle, le prix de référence a été stable après désaisonnalisation, tandis que la baisse annualisée sur trois mois est passée de près de 7 % plus tôt cette année à -0,7 %. Une stabilité continue jusqu’à la fin de 2026 semble être le résultat le plus probable en ce moment.
La variation régionale des conditions du marché demeure, mais certains des points chauds ralentissent, tandis que les points faibles deviennent moins mauvais.
La croissance des ventes a été la plus forte dans certains des marchés auparavant plus faibles de la Colombie-Britannique et de l’Ontario. Les ventes à Vancouver et à Toronto ont toutes deux progressé de 9,4 % sur 12 mois, tandis que de nombreux petits marchés du sud de l’Ontario ont également inscrit des gains. En effet, la plupart de ces marchés, qui étaient profondément ancrés dans un cycle de correction l’an dernier, se sont maintenant rapprochés de l’équilibre. Par conséquent, les baisses de prix ont en grande partie suivi leur cours.
Les marchés de l’Alberta sont passés de la vigueur à la faiblesse. Les ratios ventes-nouvelles inscriptions sont passés sous la barre des 60 % à Calgary et à Edmonton, ce qui est toujours équilibré, mais nettement en baisse par rapport aux données récentes. Les ventes dans les deux marchés sont en baisse par rapport à l’année dernière et les prix sont en légère baisse.
Les marchés du Canada atlantique demeurent solides dans l’ensemble, mais les ventes ont reculé de 4 % à -6 % dans la plupart des villes, et les gains de prix se sont stabilisés. Montréal et Québec sont toujours solides.
Dans un domaine connexe, les mises en chantier au Canada ont chuté pour un troisième mois consécutif pour atteindre le nombre, toujours solide, de 239 000 unités annualisées. La moyenne depuis le début de l’année s’établit donc à 248 000, et la moyenne des 12 derniers mois est de 256 000. Dans les grandes analyses du marché actuel, les mises en chantier de copropriétés et de maisons ont maintenant atteint leur plus bas niveau depuis la récession de 2009 et la récession du milieu des années 1990 avant ça, tandis que les mises en chantier de logements locatifs continuent de frôler des sommets records. Dans la plupart des régions du pays, les mises en chantier ont reculé en juin.
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